Histoire(s) de Bowen

Thomas Ambrose Bowen est né à Geelong, en Australie. Au début des années 50, il prit conscience que les crises d’asthme dont souffrait son épouse, qui avaient nécessité plusieurs hospitalisations, variaient considérablement selon son alimentation. Après quelques années de bon régime alimentaire et avec des manipulations des tissus mous qu’il avait mises au point pour la soulager, Jessie n’eut plus eu besoin de médicaments ni d’hospitalisation.

À cette époque, sa rencontre avec Ernie Saunders, thérapeute manuel réputé, marqua un tournant décisif dans sa vie. C’est à la suite de nombreux entretiens avec cet homme qu’il commença à mettre au point la technique qui allait porter son nom. En autodidacte, Tom Bowen a étudié l’anatomie et peu à peu, en expérimentant continuellement, il a développé une méthode unique qui lui permettait de traiter efficacement les maux de dos de ses collègues de travail.

Il utilisa d’abord le titre d’ostéopathe, puisque c’était à son avis ce qu’il faisait; plus tard, quand l’appellation d’ostéopathe devint réservée, il se nomma tout simplement «thérapeute manuel». À mesure que sa réputation grandissait, plusieurs professionnels de la santé se sont intéressés à cette nouvelle méthode. Parmi ceux qui l’ont observé pratiquer se trouvaient un massothérapeute (Oswald Rentsch), quatre chiropraticiens (Keith Davis, Nigel Love, Kevin Neave and Romney Smeeton) et un ostéopathe (Kevin Ryan).

Histoires vécues :

Ici, nous allons laisser la parole à nos thérapeutes Bowen, souvent des kinésithérapeutes, des ostéopathes, ou autres professionnels des thérapies manuelles. Ils nous raconteront leurs expériences, leurs résultats, parfois leurs doutes, mais en fond de Bowen. À tour de rôle, un article prendra la vedette dans cette page. Il n’est pas question de faire du sensationnalisme avec ces histoires ; mais parfois, Bowen est si surprenant qu’on aurait jamais pensé obtenir un tel résultat ! On ne comprend pas toujours, il faut rester humble. Mais on peut se réjouir aussi, c’est permis.

Cette technique est géniale pour les sportifs de l’extrême !

« Lors du Grand Raid 2017 de La Réunion, j’étais en place avec mon associé pendant toute la nuit à La Possession au km 140 (sur 170 km au total), pour prodiguer mes soins aux raideurs. Lors de cette nuit, je n’ai réalisé que des soins Bowen et Niromathé. Les raideurs ont apprécié ces soins particuliers qui leur ont permis de se reposer, de repartir et de terminer la course.

Vers 2:00 am, un monsieur tout affolé vient me voir pour que je prenne en charge sa madame qui venait de chuter à quelques kilomètres. La demande du monsieur était de faire un diagnostic de l’état ostéopathique et structurel de son bassin. Je lui ai expliqué que je n’étais pas là pour ça et que le diagnostic demandé nécessitait des examens complémentaires. Je lui ai proposé de faire venir la madame pour voir si je pouvais la soulager et lui permettre de continuer son chemin.

La madame de 50 ans est arrivée en état de stress avec une claudication très importante. Après une courte discussion, je l’ai installée tout confort « all included » sous notre tente. Je lui ai demandé si elle voulait continuer la course ou s’arrêter. L’abandon n’était pas envisageable pour elle. J’ai renvoyé le mari qui faisait trop de questions de diagnostic et qui court-circuitait la relation que je mettais en place avec la madame. La thérapie Bowen (diaphragme, scalènes antérieur, tête) a permis de lever son état de stress et de la faire somnoler. Je l’ai laissé dormir sur le ventre et j’ai réalisé les points de Bowen SB 1-2-3 puis bassin. Après 1:30h passées sur la table, j’ai réveillé la madame qui marchait encore difficilement, mais beaucoup mieux qu’avant le soin. J’ai réalisé la construction de base de Niromathé et les Shu Mu debout.

On l’a alimentée. On a fait revenir son mari ; elle nous a remercié grandement, grandement et  repris son chemin jusqu’au stade de La Redoute. Le mari, surpris ou gêné, ne nous a pas parlé. La madame a été au bout de ses rêves et de ses objectifs sportifs et personnels.

La madame ne connaît pas le nom de cette thérapie, mais elle peut remercier sans le savoir Mme Louise Tremblay de la connaissance de la thérapie Bowen qu’elle nous a donnée, que j’ai appliqué et qui a fait tout seul le travail d’auto-régulation.  »

Pierre Lézin
ostéopathe et kinésithérapeute, La Réunion