Histoire(s) de Bowen

Thomas Ambrose Bowen est né à Geelong, en Australie. Au début des années 50, il prit conscience que les crises d’asthme dont souffrait son épouse, qui avaient nécessité plusieurs hospitalisations, variaient considérablement selon son alimentation. Après quelques années de bon régime alimentaire et avec des manipulations des tissus mous qu’il avait mises au point pour la soulager, Jessie n’eut plus eu besoin de médicaments ni d’hospitalisation.

À cette époque, sa rencontre avec Ernie Saunders, thérapeute manuel réputé, marqua un tournant décisif dans sa vie. C’est à la suite de nombreux entretiens avec cet homme qu’il commença à mettre au point la technique qui allait porter son nom. En autodidacte, Tom Bowen a étudié l’anatomie et peu à peu, en expérimentant continuellement, il a développé une méthode unique qui lui permettait de traiter efficacement les maux de dos de ses collègues de travail.

Il utilisa d’abord le titre d’ostéopathe, puisque c’était à son avis ce qu’il faisait; plus tard, quand l’appellation d’ostéopathe devint réservée, il se nomma tout simplement «thérapeute manuel». À mesure que sa réputation grandissait, plusieurs professionnels de la santé se sont intéressés à cette nouvelle méthode. Parmi ceux qui l’ont observé pratiquer se trouvaient un massothérapeute (Oswald Rentsch), quatre chiropraticiens (Keith Davis, Nigel Love, Kevin Neave and Romney Smeeton) et un ostéopathe (Kevin Ryan).

Histoires vécues :

Ici, nous allons laisser la parole à nos thérapeutes Bowen, souvent des kinésithérapeutes, des ostéopathes, ou autres professionnels des thérapies manuelles. Ils nous raconteront leurs expériences, leurs résultats, parfois leurs doutes, mais en fond de Bowen. À tour de rôle, un article prendra  la vedette dans cette page.

Amélioration phénoménale à l’entraînement

Voici l’histoire de cette femme de 40 ans, très exigeante avec elle et avec son corps. Elle est chanteuse dans un groupe hard rock et aussi sportive acharnée (course à pied, longues et très longues distances).

Elle se présente au cabinet avec une cervicalgie rebelle. Suite à l’échec de plusieurs approches thérapeutiques, je lui propose Bowen tous les 15 jours. Les séances sont longues (1h30) et je fais principalement les séquences de base. La cervicalgie résiste, mais sur le plan sportif, les résultats sont phénoménaux : amélioration d’une heure trente minutes par rapport à l’année précédente, sans modification du plan d’entraînement. Un week-end, elle a enchaîné une compétition de 400 km et le lendemain, un trail de 68 km. Plus tard, elle participe à son premier 24h et arrive 4e ! Sur un autre 100 km, elle gagne 30 minutes de plus, etc…

Toutes ses courses sont précédées et suivies d’un Bowen.

Entretemps, la cervicalgie a disparue. Elle commence à être connue dans le monde de la course à pied longue distance. Les autres participants ont du mal à admettre sa progression ultra-rapide sans apport autre que celui de la technique Bowen

Pierre Gallon
kinésithérapeute